• 8 organisations syndicales appellent les enseignants de collèges et lycées a participer à la grèves et aux manifestations le JEUDI 20 NOVEMBRE 2008.

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    Après les syndicats des écoles maternelles et élémentaires, huit organisations syndicales des enseignants des collèges et lycées ont appelé à leur tour, vendredi, à une journée nationale de grève le 20 novembre contre la politique éducative du gouvernement.
    Ce mouvement aura lieu alors que 21 organisations du secteur éducatif, parmi lesquelles toutes les fédérations d'enseignants, appellent une semaine d'action dans toute l'Education nationale entre le 17 et le 21 novembre avec un "temps fort de mobilisation", le 20 novembre.

    "Alors que la rentrée 2008 s'est déroulée dans des conditions matérielles très difficiles pour l'ensemble des établissements du second degré, le projet de budget 2009 ne peut que renforcer l'inquiétude des personnels", écrivent les huit syndicats, parmi lesquels la FSU, le SE-UNSA ou encore la CGT dans un communiqué commun diffusé vendredi. Le SGEN-CFDT appelle également à cesser le travail ce jour-là.

    "Les collèges, pourtant en augmentation démographique, subiront les plus fortes suppressions d'emplois. Les lycées et les lycées professionnels ne seront pas épargnés. De surcroît, les diminutions programmées du nombre de places aux concours de recrutement et des moyens de remplacement annoncent un recours massif à la précarité", poursuit le communiqué.

    "Alors que le Parlement délibère sur la loi de Finances 2009", les syndicats "dénoncent des perspectives budgétaires qui vont nuire gravement et durablement aux élèves et aux enseignants. Le gouvernement entend mener une politique pilotée et contrainte par un budget en régression et une logique de réduction de l'offre de formation, en particulier dans la voie professionnelle".

    La suppression de 13.500 postes est prévue au budget 2009 de l'Education, après 11.200 suppressions en 2008.

    Les syndicats dénoncent également "des attaques répétées contre le paritarisme et le droit syndical" et "appellent à la grève dans les collèges, lycées et lycées professionnels le jeudi 20 novembre".

    Le 24 octobre dernier, les trois principaux syndicats d'enseignants du primaire (SNUIpp, SGEN-CFDT et SE-UNSA) ont été les premiers à appeler à une journée nationale de grève le 20 novembre dans les écoles maternelles et élémentaires. AP


    ===> communiqués :

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    Après les syndicats des écoles maternelles et élémentaires, huit organisations syndicales des enseignants des collèges et lycées ont appelé à leur tour, vendredi, à une journée nationale de grève le 20 novembre contre la politique éducative du gouvernement.
    Ce mouvement aura lieu alors que 21 organisations du secteur éducatif, parmi lesquelles toutes les fédérations d'enseignants, appellent une semaine d'action dans toute l'Education nationale entre le 17 et le 21 novembre avec un "temps fort de mobilisation", le 20 novembre.

    "Alors que la rentrée 2008 s'est déroulée dans des conditions matérielles très difficiles pour l'ensemble des établissements du second degré, le projet de budget 2009 ne peut que renforcer l'inquiétude des personnels", écrivent les huit syndicats, parmi lesquels la FSU, le SE-UNSA ou encore la CGT dans un communiqué commun diffusé vendredi. Le SGEN-CFDT appelle également à cesser le travail ce jour-là.

    "Les collèges, pourtant en augmentation démographique, subiront les plus fortes suppressions d'emplois. Les lycées et les lycées professionnels ne seront pas épargnés. De surcroît, les diminutions programmées du nombre de places aux concours de recrutement et des moyens de remplacement annoncent un recours massif à la précarité", poursuit le communiqué.

    "Alors que le Parlement délibère sur la loi de Finances 2009", les syndicats "dénoncent des perspectives budgétaires qui vont nuire gravement et durablement aux élèves et aux enseignants. Le gouvernement entend mener une politique pilotée et contrainte par un budget en régression et une logique de réduction de l'offre de formation, en particulier dans la voie professionnelle".

    La suppression de 13.500 postes est prévue au budget 2009 de l'Education, après 11.200 suppressions en 2008.

    Les syndicats dénoncent également "des attaques répétées contre le paritarisme et le droit syndical" et "appellent à la grève dans les collèges, lycées et lycées professionnels le jeudi 20 novembre".

    Le 24 octobre dernier, les trois principaux syndicats d'enseignants du primaire (SNUIpp, SGEN-CFDT et SE-UNSA) ont été les premiers à appeler à une journée nationale de grève le 20 novembre dans les écoles maternelles et élémentaires. AFP


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  • L'UNEF appelle à la mobilisation le 20 novembre

    AP | 06.11.2008 | 19:02

     

    L'UNEF appelle les étudiants à se mobiliser le 20 novembre contre la politique éducative du gouvernement, alors que les syndicats des écoles maternelles et élémentaires, la FSU pour les collèges et les lycées, ainsi que la CGT organisent une grève nationale ce jour-là dans l'Education.

    L'UNEF a lancé cet appel jeudi, à la suite d'assemblées générales organisées depuis mardi dans 47 universités, dont aucune n'a encore débouché sur un appel à la grève côté étudiants.

    De nouvelles assemblées générales sont prévues dans le courant de la semaine prochaine selon l'Union nationale des étudiants de France (UNEF). AP

    http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/economie/20081106.FAP6430/lunef_appelle_a_la_mobilisation_le_20_novembre.html


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  • Vichy : la police gaze ; émeute.

     

    Publié mercredi 5 novembre 2008

     

     

    Personne n’avait trop osé se mouiller. La plupart des organisations politiques et syndicales - si ce n’est localement, à Vichy ou à Lyon, par exemple - avaient refusé d’appeler à la manifestation. Trop risqué politiquement quand on tente de créer un nouveau parti, ou quand on est en quête de légitimité. Même les "stars" annoncées se seront défilées, pas de Malek Boutih, pas de Noël Mamère.

    La presse, elle, reprenait la version officielle (Le monde et L’express, notamment) : enfin, cette bonne vieille ville de Vichy, qui n’avait rien demandé à personne, se trouverait réhabilitée par ce sympathique sommet sur l’intégration des étrangers. Parce qu’il y en a marre de ces histoires du passé, comme dirait Hortefeux.

    Les cars au départ de Lyon et Grenoble avaient été bloqués le temps de ficher les militants, voire de les photographier.

    Malgré tout, il y a 2 à 3000 personnes à 18h, devant le lycée, à Vichy.

    Le cortège s’ébranle, des chansons et des feux d’artifice fusent. Les manifestants portent pour beaucoup des masques blancs, visages figés. Une intervention au micro à la gare, comme prévu, mais ça va trop vite. Le cortège semble pressé de se rapprocher du lieu de rencontre des ministres : l’opéra - là où fut voté la fin de la IIIe république, et l’instauration du régime de Vichy, c’est de bon goût. Sauf que le parcours a changé, le cortège est censé éviter le plus possible la zone rouge. Et en effet, des grilles anti-émeutes bloquent la rue qui devait être normalement empruntée.

    D’abord quelques dizaines de personnes, derrière une banderole, puis quelques centaines, se massent devant les grilles. La banderole encaisse les coups, pendant ce temps des projectiles partent, des fumigènes, des fusées. La banderole est proche des grilles. Une corde est accrochée. Ca tire, les grilles bougent, les flics mangent, la corde rompt, les flics gazent. La police teste ses nouveaux gazs à Vichy. Superdosés : les manifestants crachent, pleurent ou dégueulent. Le cortège se reforme, déterminé à réavancer. C’est que l’hostilité est tournée vers la police, plutôt que contre les fantasmatiques casseurs "sans aucun lien avec la manifestation" dont on parle aujourd’hui. Les militants restent. La CGT crie "police partout, justice nulle part". "Jeter des pierres sur la police, ok, mais les vitrines, ça non !" "Ils sont motivés ces jeunes." "Arrêtez !, mais arrêtez !"

    Là on ne sait plus bien. Des groupes partent jusqu’à la mairie, dont les vitres sont brisées. Des banques sont cassées. Du côté des lignes de CRS, qui se sont extirpés des grilles, des voitures sont mises en travers, puis incendiées. Tout ce beau monde se retrouve à la gare. Les flics arrivent par plusieurs endroits. Les grilles de chantier sont déplacées pour les contenir.

    Ca repart vers Cusset. De nouvelles voitures incendiées, de nombreux tags, une station Total attaquée, des lacrymogènes. A l’espace Chambon le meeting continue. Les flics ont rattrapé leur retard, ils sont aux portes. Ils dissuadent à coup de flashball ceux et celles qui voudraient repartir. Ils s’approchent trop, alors ça dépave, ça démonte tout ce qu’il y a - de la cabine téléphonique au banc - pour faire une barricade. Le feu y est mis. Finalement personne n’attaquera.

    La préfecture annonce 3 policiers blessés, une trentaine d’arrestations, 5 voitures brûlées.

    Hortefeux voulait être celui qui aurait redoré le blason de Vichy, pour de futures élections locales. Redorer le blason, même à coup de CRS, de trains bloqués, de contrôles à tout va. Ce matin le journal local titre sur les violents affrontements de la veille. Il voulait faire le fier devant ses potes européens. 3 semaines après que la France a présenté ses novatrices techniques de maintien de l’ordre aux autres polices européennes, ça la fout mal : les flics étaient complètement débordés, protégeant tant bien que mal la zone rouge, lâchant du gaz dans tout Vichy.

    Aujourd’hui la presse n’en parlera quasiment pas. Que quelques centaines de personnes étaient là, à Vichy, répondant à la provocation, tentant par tous les moyens d’aller déloger les ministres. Pas que ça à faire : c’est l’élection américaine. Et puis tenons nous en à la version officielle : c’est un simple sommet sur l’intégration, Vichy est une des 20 villes françaises pouvant accueillir une conférence internationale, nous ne comprenons pas que certains soient choqués...

    En fait nous ne sommes pas outrés, nous prenons acte. Nous avons répondu dans la rue.

    Dans les médias :
    - 
    Photos

    - Vidéos

    - FR3

    http://rebellyon.info/article5598.html


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  • Dépêches de l'Education
    du Mercredi 5 novembre 2008

    Plusieurs centaines d'enseignants spécialisés manifestent devant l'Assemblée


    Plusieurs centaines d'enseignants spécialisés dans l'échec scolaire (dits "Rased") ont manifesté mardi matin devant l'Assemblée nationale pour protester contre le projet de budget 2009 de l'enseignement scolaire, dont les députés avaient entrepris l'examen.

    Réunis à 10h00, les manifestants ont lâché une nuée de ballons auxquels étaient accrochés des ribambelles d'enfants découpés dans du papier, symboles de ce qu'ils considèrent comme les victimes des suppressions postes prévues par le texte budgétaire.

    "Non! Non!", scandaient les professeurs des écoles, en regardant les ballons s'envoler au-dessus des murs d'enceinte de l'Assemblée.

    Les députés ont commencé mardi l'examen du budget de l'éducation pour 2009, qui prévoit 13.500 suppressions de postes (sur 800.000 enseignants au total), dont 3.000 de professeurs des écoles intervenant au sein des Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (dits "Rased").

    Le rassemblement était organisé à l'appel d'associations de maîtres spécialisés et des principaux syndicats des écoles.

    "On va laisser des enfants sur le carreau", se désole Cécile Prache, 46 ans. Avec sept de ses collègues, elle est venue d'Amiens pour dénoncer une politique qui aboutira, selon elle, à "la disparition des Rased en trois ans".

    Sur son gilet de survie automobile jaune fluorescent, elle a étiqueté les noms des enfants qu'elle ne pourra plus aider si son poste est supprimé : "Andrew, Nicolas, Ahmed".

    A la prochaine rentrée, au lieu d'intervenir comme aujourd'hui auprès de petits groupes d'élèves, dans plusieurs écoles d'un même quartier, en plus du maître de la classe ordinaire et pendant le temps scolaire, 3.000 "Rased" (sur 15.000 au total) seront réaffectés, chacun, devant une classe entière.

    Les enseignants spécialisés jugent par ailleurs inadéquate l'idée de substituer un soutien scolaire à l'aide fournie par les "Rased".

    C'est confondre "les gosses qui ont des difficultés ponctuelles" à apprendre le passé composé, "à ceux qui se roulent par terre lorsque l'enseignant parle du passé composé", explique Loïc Douet, vice-président de la Fnaren, l'une des associations professionnelles ayant appelé à manifester.

    Une pétition de soutien avait recueilli plus de 94.000 signatures mardi matin, a ajouté M. Douet, rééducateur à Beynes (Yvelines), qui devait être reçu autour de 13H00 par une délégation de parlementaires.

    Dépêches de l'Education
    du Mercredi 5 novembre 2008

    Strasbourg: 250 manifestants contre la réduction de l'aide aux élèves en difficulté


    Quelque 250 enseignants du primaire, selon la police et les organisateurs, ont manifesté mardi à Strasbourg pour protester contre les 3.000 suppressions de postes prévues à l'échelle nationale au sein des Réseaux d'aide spécialisée aux élèves en difficulté (Rased).

    Une délégation a été reçue par le chef de cabinet du préfet.

    "3.000 postes supprimés = école en danger", avertissaient les manifestants sur des pancartes.

    Les Rased n'interviennent pas pour faire du soutien scolaire, mais "pour faire un travail d'analyse sur les difficultés d'apprentissage d'un élève particulier", souligne l'une d'elles, Danièle Ollivier, intervenant au sein d'un Rased dans la banlieue de Strasbourg.

    "Souvent ces problèmes d'apprentissage traduisent des difficultés éducatives, familiales, psychologiques plus profondes. Si l'on supprime nos postes, nous ne pourrons plus nous occuper de ces élèves qui ont besoin d'un suivi particulier", a-t-elle déploré.

    Les manifestants ont également lâché des ballons auxquels étaient accrochés les noms des enfants dont ils s'occupent actuellement.

    D'autres manifestations étaient prévues mardi dans diverses villes de France ainsi qu'à Paris, où plusieurs centaines d'enseignants spécialisés se sont retrouvés en fin de matinée devant l'Assemblée nationale.


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  • Communiqué commun
    CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA


    mercredi 5 novembre 2008


    Les organisations syndicales se sont réunies le 05 novembre 2008. Elles mesurent la gravité de la situation économique et sociale et le risque qu’on fasse payer aux salariés, demandeurs d’emploi et retraités, les conséquences de la crise en particulier en terme d’emplois, de salaires et de précarité. Elles ont décidé de se revoir le 24 novembre.



    Devant l’inquiétude, l’indignation, voire l’exaspération des salariés, elles estiment de leur responsabilité d’engager un travail commun pour construire des revendications à adresser aux pouvoirs publics et au patronat. Elles affirment que la mobilisation des salariés est un impératif, plusieurs propositions sont en débat.



    Elles condamnent toute politique de déréglementation et de dérégulation économique et sociale. Elles interpellent le gouvernement et le patronat pour qu’ils prennent la mesure de la situation.


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  • Appel des 250 étudiants réunis en assemblée générale à Amiens !

    Les 25O étudiants d'Amiens réunis en assemblée générale le 4 Novembre 2008, ont lancé un appel à tous les étudiants.
    Retrouvez l'appel en ligne ici



    APPEL DES ETUDIANTS DE L’UNIVERSITE D’AMIENS

    Les étudiants d’Amiens, réunis à plus de 250 en Assemblée Générale ce mardi 4 novembre expriment leur inquiétude quand à la dégradation de leurs conditions de vie et d’études. Alors que les jeunes sont les premières victimes de la crise économique et sociale, le gouvernement ajoute de la crise à la crise par ses choix politiques. En supprimant des postes dans l’éducation, en privatisant les services publics ou en allongeant l’âge de départ à la retraite, le gouvernement s’attaque aux populations déjà les plus précarisées.

    L’enseignement supérieur n’est pas épargné. Alors que depuis son arrivée, Nicolas Sarkozy n’a cessé de fragiliser le service public, cette rentrée n’échappe pas à la règle. Après avoir accru l’autonomie des universités et accentué ainsi leur mise en concurrence, le gouvernement a annoncé la suppression de 900 postes, la disparition de 35 000 boursiers, la mise en place de prêts étudiants : le gouvernement s’attaque à l’enseignement supérieur et met en danger nos conditions d’études. Dernière provocation : Valérie Pécresse a déclaré vouloir remettre en place la sélection après la Licence.

    Il y a urgence à protéger les jeunes de la crise en investissant dans l'éducation. A l’inverse du choix fait dans le budget 2009, seul le fait de donner enfin la priorité à l’éducation et à l’égalité entre les étudiants permettra d’offrir à tous les jeunes l’accès à l’enseignement supérieur et à une qualification qui les protège sur le marché du travail.

    Les étudiants d’Amiens, réunis à en Assemblée Générale, exigent que le gouvernement revoit ses choix politiques pour investir dans l'éducation et l’enseignement supérieur

    *

    Nous refusons les 900 suppressions de postes annoncées et exigeons un plan de recrutement d’enseignants et de personnels administratifs
    *

    Nous nous opposons à l’instauration de la sélection à l’entrée du Master
    *

    Nous refusons la disparition des IUFM programmée pour la rentrée prochaine.

    Pour changer la donne, il faut donner les moyens aux étudiants d’étudier dans de bonnes conditions et donner aux établissements les moyens de remplir leur mission :

    *

    Mise en place d’un plan pluriannuel contre la précarité et contre le salariat étudiant
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    Mise en place d’un cadre national des diplômes qui garantisse l’égalité entre les étudiants (mêmes intitulés, mêmes droits pour tous)
    *

    Rétablissement immédiat des 35 000 boursiers manquants en 2008 et augmentation du nombre et du montant des bourses dès 2009.

    Les étudiants d’Amiens, réunis à en Assemblée Générale appelle à une nouvelle AG le 13 novembre, appellent tous les étudiants à se rassembler en Assemblées Générales et à préparer la journée nationale d’action du 20 novembre par l’organisation de manifestations partout en France.


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  • Vichy : récit à vif de la mobilisation...

    Publié lundi 3 novembre 2008
     

    Description brute des événements de cette journée du 3 novembre 2008 à Vichy, alors que commence le sommet de la honte au palais des congrès.

    Au départ de Lyon...

    Le départ prévu aux alentours de 13h30 se fait en très forte présence policière ! 4 ou 5 camionnettes de flics sont sur place.
    Très vite l’ensemble des camarades qui ont prévu de se rendre à Vichy se voient dans l’obligation de se soumettre à des contrôles d’identités, fouilles, etc..
    Le convoi est bloqué puisque toutes les personnes sur place n’acceptent pas de se soumettre à ce contrôle, dont l’objectif est de trouver des prétextes pour baillonner la constestation du sommet de Vichy !

    14h30
    Des journalistes sont sur les lieux... et l’ensemble des personnes sur place refusent toujours de donner leur identité.
    Finalement un premier bus est "autorisé" à partir vers 14h40 avec uniquement des fouilles sans que des contrôles d’identité ne soient opérés. Et le deuxième bus part dans la foulée dans les mêmes conditions.

    Au départ de Grenoble même refrain : vers 13h30, avant même que quiconque ne soit monté dans le bus, celui-ci est entouré par les flics, ainsi que toutes les personnes en partance pour Vichy. Les flics contrôlent et filment tout le monde (j’ai vu de loin, je ne sais pas s’il y a eu des fouilles, mais ça ne m’étonnerait pas). Pour une cinquantaine de personnes dans un bus, il y a une bonne vingtaine de flics, dont plusieurs membres de la Brigade Anti Criminalité (plus une voiture qui tourne avec une autre équipe de bacqueux).

    17h30
    Tous les bus des Lyonnais (et Stéphanois) sont arrivés à bon port, sans qu’aucun contrôle d’identité et fouille ne soit pratiqués.

    A Vichy

    Dès le matin tous les trains en provenance de Paris sont bloqués. Le baillon "démocratique" se met en place...

    14h40
    Manifestation sauvage entre la gare et l’hôtel de ville (entre 60 et 80 personnes).
    Blocage des rues vers le parking universitaire de Vichy.

    Les mouvements sont sous haute surveillance policière avec la présence de 3 hélicos qui quadrillent le ciel de Vichy, ainsi que plusieurs cars de CRS.

    Environ 150 personnes viennent gonfler les rangs d’une nouvelle manifestation sauvage défilant dans toute l’avenue de Paris.
    Cela aurait donné lieu à 8 arrestations (notamment de personnes déguisées en déportés, qui seront relâchées dans la soirée). Les sirènes des nombreux véhicules de CRS qui n’arrêtent pas de sillonner la ville, allant d’un blocage à une manifestation sauvage, et inversement, commencent à énerver sérieusement les habitants de Vichy.

    17h15
    Les gens commencent à arriver. Les flics contrôlent au compte goutte.

    18h15
    Début de la manifestation. Environ 1 millier de personnes. Début assez calme. Quelques fumigènes sont lancés sous les slogans de "Des papiers pour tous ou tous sans papiers !" "Sarko collabo".

    Les bus ne sont pas encore tous arrivés. Certains sont encore bloqués par les barrages policiers.

    18h50
    La manif gonfle (environ 3000 personnes). Toujours quelques fumigènes rouges. Collages, graffitis, etc... L’ambiance reste calme.

    19h00
    Le service d’ordre tente d’empêcher la manifestation de faire face à un barrage de police. Mais des manifestants parviennent à s’en extirper. Un cortège compact de manifestants, postés derrière une banderole, se forme et se met face aux CRS, planqués entre les barrières anti-émeutes. L’accrochage est violent. De nombreux projectiles sont lancés sur la police, dont des bouteilles en verre et des fumigènes. Une corde est accrochée à un mur anti-émeute afin de le déstabiliser, mais la tentative avorte. Alors, soudainement, la police lance des grenades lacrymogènes carrément sur la foule des manifestants qui arrivent à proximité de la zone du palais des congrès. Des grenades lacrymogènes tombent sur le dos de deux jeunes filles qui se demandent ce qui leur arrive, ainsi que d’autres à proximité d’une personne en fauteuil roulant, et d’une poussette d’enfant. L’ensemble de la foule des manifestants est alors très énervé contre la police, le gouvernement et crie contre "le retour de Pétain". Le cortège se dissout dans les rues adjacentes, dont certaines reçoivent aussi des grenades.

    19h15
    Le gros de la manifestation se réorganise et se dirige vers la poste. Comme elle continue de se faire gazer, le retour se fait par la gare, pour aller à Cusset jusqu’à l’Espace Chambon, où une soirée-rencontre est prévue. Une partie des manifestants (100 à 200 personnes) prend un chemin plus direct avant de se réfugier de l’autre côté du chemin de fer, qu’elle traverse par la passerelle - non sans avoir au passage brisé des vitres de magasins et de voitures "de riches" ainsi que des panneaux publicitaires -, afin de rejoindre le gros de la manifestation. Ce qu’elle parvient à faire à temps, puisqu’un véhicule muni d’une lance à eau était sur le point de se mettre en travers du chemin.

    19h45
    Le cortège remonte maintenant l’avenue de Gramont, en direction de Cusset. Des grenades lacrymogènes sont lancées par la police sur la très étendue queue de cortège composée principalement des "radicaux", qui continuent à harceler la police, à briser des vitrines et décident de monter plusieurs barricades sur le trajet. Une ou deux voitures sont incendiées à ce moment. Deux membres du SO viennent faire la morale à un manifestant qui aurait "cassé" et "n’assumerait pas ses actes" en "retournant se cacher au milieu des manifestants"...

    20h00
    Un hélicoptère, doté d’un très puissant projecteur, vient éclairer la foule. Le cortège, très long car extrêmement dispersé, remonte maintenant l’avenue de Vichy. A l’angle de l’avenue et de la rue Carnot, une arrestation a lieu, a priori un peu musclée. Le jeune homme s’est fait frapper si violemment qu’il ne pouvait plus marcher. Le cortège emprunte la rue Liandon afin de rejoindre l’Espace Chambon.

    20h45
    Les hélicoptères sont toujours là pour filmer les manifestants. Le cortège est très dispersé, éclaté en petits groupes. Certains sont déjà aux environs de l’Espace Chambon.
    Et la BAC circule :
    plusieurs témoignages sur l’arrestation de deux personnes qui se trouvaient dans un groupe en retrait du cortège car elles aidaient une personne handicapée. Dans le groupe deux personnes portent sur le nez et la bouche un masque blanc pour se protéger des gaz. Les flics les arrêtent pour "portage de masque". Elles seront relâchées deux heures plus tard par le procureur.

    21h15
    Au moins une douzaine d’arrestations à Cusset a proximité de l’Espace Chambon. Parmi les personnes arrêtées 8 Belges, ainsi qu’une autre personne de Vichy, 2 Roannaises, un Niortais et un Lyonnais.
    Les hélicoptères filment toujours.

    21h30
    Espace Chambon : les CRS commencent à tirer au flashball alors que le meeting était sur le point de commencer. Une trentaine de coups sont tirés. Des barricades sont formées pour se protéger des tirs.

    22h15
    La zone devant l’Espace Chambon se vide. Certains ont rejoint les bus. Les flics ont reculé à une centaine de mètres du portail. Deux barricades enflammées les séparent du reste des manifestants. Ils attendent... Le militant lyonnais arrêté a été relâché.

    http://rebellyon.info/article5595.html


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  • Grogne au lycée Jacquard contre la réforme de l'Éducation

    jeudi 30.10.2008, 05:03 - La Voix du Nord

    Pour « tirer la sonnette d'alarme », les représentants des parents d'élèves, des élèves et des enseignants ont boycotté, jeudi dernier, la réunion du conseil d'administration du lycée Jacquard, à Caudry. Ceci, en réaction à la réforme du lycée promise par l'Éducation nationale qui reste selon eux « très floue ».

    « Ce sont les enseignants qui nous ont contactés en premier lieu pour nous faire part de leurs inquiétudes », raconte Yves Marin, président de l'association des parents d'élèves du lycée Jacquard. Des inquiétudes qui portent sur le contenu de la réforme du lycée promise par l'Éducation nationale, « à leur sens très floue ».

    « Comme dans d'autres établissements de la région », les représentants des parents d'élèves au conseil d'administration du lycée décident donc de boycotter la première réunion de l'année, qui avait lieu ce jeudi de même que les représentants des élèves et des enseignants. Non pas pour « bloquer le proviseur en place » mais bien pour « alerter la hiérarchie » quant à la situation.

    Le quorum n'ayant pas été atteint en conséquence, la réunion n'a pu se tenir.

    Ce moyen d'action apparaît à Yves Marin comme « une façon, sans pénaliser les élèves comme auraient pu le faire une manifestation ou un blocage, de tirer la sonnette d'alarme. On n'est pas contre la réforme, mais on veut savoir ce qu'il y a dedans. Nous sommes dans un esprit productif. » La réforme en question est considérée comme « nécessaire, mais en concertation » avec les différents acteurs de l'enseignement. Parallèlement, une motion expliquant les raisons du boycott a été envoyée au rectorat courrier dont une copie a été transmise au conseil régional, qui a la charge des lycées.

    « On est bien conscient qu'on ne va pas révolutionner la France, concède Yves Marin. Mais si d'autres établissements ont bougé, autant que nous aussi nous bougions. » Les parents d'élèves seront bien au prochain conseil d'administration, prévu à la rentrée.

    Cependant, « on restera vigilants sur le retour de la motion qu'on a fait remonter. » Attentifs. •

    HÉLÈNE HARBONNIER


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